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Mavrica l’émission

©photo Maëlle Hénaff

 

Nobody’s Cult, pourquoi ce nom ?
Il représente la liberté de penser. Toute notre vie on est soumis à des influences qui nous apprennent comment penser, comment vivre : nos parents, l’école, la religion, les médias… “Nobody’s Cult” représente pour nous la volonté de s’affranchir de ces préceptes et de penser et d’agir selon notre véritable personnalité. Le rock c’est la liberté ! Yeah motherfucker !!!

 

A quelle famille musicale considérez-vous appartenir ?
Le rock au sens large. C’est très difficile de se définir stylistiquement. Dans le rock, il y a mille sous-genres, et les programmateurs ont besoin de savoir dans quelle “case” te mettre… On écoute plein de choses très différentes, qui transparaissent inévitablement dans la musique qu’on fait. Du coup ça donne des étiquettes à rallonge comme grunge / stoner / heavy blues / psyché.

 

Pouvez-vous résumer l’histoire du groupe ?
Elle ressemble à celle de beaucoup de groupes : 4 copains qui décident de faire de la musique ensemble, au départ pour rigoler et surtout pour faire du bruit ! Le truc, c’est que nous on s’est rencontrés au conservatoire 😉
Et puis assez vite c’est devenu plus important pour nous, on s’est mis à travailler beaucoup. On a fait quelques scènes et enregistré un premier EP.
Notre premier batteur est parti, et on a rencontré Greg, qui nous a apporté un nouveau souffle avec son style de furieux !

 

Quels sont les 5 moments clefs, musicalement ?
– La 1ère répète dans la cave de Vince.
– Notre premier concert au New Morning en mai 2016.
– La 1ère fois que Lena nous a sorti sa harpe électrique magique.
– L’enregistrement du 1er EP avec Arthur Dussaux aka Professeur Du-Sale.
– La rencontre avec Greg et le premier concert ensemble à la Maroquinerie en 1ère partie de Third Eye Blind.

 

Qu’est-ce qui a évolué depuis les débuts de l’aventure ?
Pas mal de choses… Notre son a beaucoup évolué, et continue sans arrêt. La harpe électrique et les sonorités que Lena arrive à en tirer, à coups de pédales d’effets et autre, nous ont amené vers quelque chose de plus personnel. On se permet aussi de plus en plus de folie, de prise de risque, ce qui pouvait manquer sur l’EP.

 

Quels sont les 3 adjectifs qui caractérisent le mieux votre musique ?
Sex, electric harp & rock’n’roll

 

Le processus de création, comment ça se passe, qui fait quoi ?
C’est vraiment un processus collectif. Chacun peut venir en répète avec une idée, ça peut être un riff, une suite d’accords, une mélodie, une rythmique… Des fois, on part même d’une impro. Ensuite, on prend les idées qui nous plaisent et on essaye d’en faire une chanson.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration, en terme de son et de paroles ?
Nos sources d’inspiration en terme de son, c’est assez vaste, forcément, puisque ça englobe en gros toute la scène rock des années 60 à aujourd’hui ! On a tous plutôt commencé par écouter des groupes Old School mythiques des 60’s/70’s (Led Zeppelin, Pink Floyd, les Beatles, les Stones…) ainsi que la scène Grunge 90’s (Nirvana bien sûr, Alice In Chains, Pearl Jam…). Après, on est aussi très influencés par des groupes comme Queens Of The Stone Age, Radiohead ou Nine Inch Nails : des groupes qui existent depuis les années 90, mais qui sont toujours là aujourd’hui et continuent de se réinventer à chaque album. C’est quelque chose que l’on essaye de garder en ligne de mire quand on compose et que l’on travaille notre son : aller de l’avant ! Et aujourd’hui on s’inspire aussi pas mal de Jack White (que ce soit dans les Raconteurs, Dead Weather ou dans ses projets solo) ou de groupes comme Tame Impala : des artistes qui réussissent à avoir un son à la fois ultra rétro et en même temps complètement contemporain !
Pour ce qui est des textes, on avait déjà écrits ceux des chansons de l’EP quand on a rencontré May Day à qui on les a confiés pour relecture/correction puisque on a fait le choix de l’anglais sans être anglophones… ils nous sont revenus significativement modifiés, mais dans le respect des thèmes et surtout de la musique. Et c’est une association qui fonctionne (et qui se poursuit sur les nouveaux morceaux qu’on a composés depuis) car on partage elle et nous le goût du storytelling. L’exigence commune est l’envie, voire la nécessité, de raconter des histoires, et la sienne propre qu’elles aient plusieurs niveaux de lecture. Des histoires vraies ou fantasmagoriques, les nôtres, celles des autres ou de personne.. Quant à ce qui les inspirent, May Day vous dirait que toutes les chansons parlent d’amour même celles qui n’en ont pas l’air, puisqu’on ne les écrirait pas sans l’espoir qu’elles touchent quelqu’un. Et elle citerait sans doute Tracy Chapman, Nina Persson, PJ Harvey ou Paul Banks (Interpol) comme ses lyricists référents.

 

Dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de l’enregistrement de “Echoes From The Temple”?
On était super excités et impatients de pouvoir graver notre travail sur disque. Et en même temps c’est assez flippant, car nos morceaux évoluent sans cesse en fonction de notre ressenti quand on les joue en concert, et on peut parfois décider de tout changer d’un live à l’autre, de casser les structures et transformer des parties, donc c’était difficile d’accepter de les “figer” sur un support. C’est pour ça qu’on a choisi d’enregistrer live, pour essayer de garder quelque chose de spontané.

 

Y a t’il des choses qui vous ont influencé pour cet EP (livres, films, musiques, etc…) ?
Vu que c’est un premier EP, il est d’une certaine manière influencé par tout ce qu’on a pu écouter, voir ou lire ces dernières années. Il n’est pas pensé selon un concept comme pourrait l’être un album, mais plus comme une carte de visite. Il contient des morceaux très différents les uns des autres qui reflètent cette première année passée à apprendre à se connaître musicalement.
En vrac, et sans cohérence aucune, on pourrait citer H. R. Giger, Tarantino, Queens of the Stone Age, William Burroughs, Robert Crumb, les zinzins de l’espace, PJ Harvey, Saint-Éxupery, Blast, Romain Gary…

 

De quelle chanson êtes-vous le plus fiers ?
Surrender, le dernier titre de l’EP ! Toute la plage de fin est improvisée collectivement pendant plus de 5 minutes.
C’est vrai que maintenant quand on la réécoute on trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, mais on s’est accordé une vraie liberté sur ce titre. C’est celui qui reflète le mieux ce vers quoi on veut aller musicalement aujourd’hui.

 

J’aime beaucoup la pochette, a-t-elle une signification particulière ?
Cette pochette est entièrement sortie de l’esprit génial de Maëlle Hénaff ! C’est ce qu’elle a capté de notre musique. Chacun de nous 4 y voit une signification particulière qui peut faire écho au nom du groupe, au titre de l’EP, ou à la musique elle-même…
C’est ce qui est intéressant avec cette pochette, chacun y voit quelque chose de différent et c’est amusant d’entendre les multiples interprétations que les gens en font !

 

Petit bilan 2017 : quels sont vos succès et vos réussites ?
Le gros succès de 2017 c’est déjà d’avoir réussi à faire ce disque en autoproduction. Merci au passage aux kissbankers qui nous ont aidé dans cette entreprise. Grâce à eux on a pu aller au bout de ce projet. Ça a été une belle aventure ! On a aussi eu quelques très bons moments sur scène comme à la Maroquinerie en première partie de Third Eye Blind ou encore notre Release Party au Bus Palladium.

 

Et pour la suite, c’est quoi le programme pour 2018 ?
De poursuivre sur cette lancée !
Faire de plus en plus de scène, et pourquoi pas d’accoucher d’un deuxième bébé !

 

Avez-vous l’impression, en tant qu’artiste, d’avoir un rôle à jouer ?
Quand quelqu’un vient nous voir pour nous dire qu’on l’a embarqué dans notre univers et qu’on l’a fait voyager, le temps d’un concert, alors on se sent à notre place.

 

Est-ce que vous vous sentez porte parole d’une génération ?
On ne se sent pas particulièrement des portes drapeaux de notre génération, dans le sens où on préfère souvent aborder des sujets humains et donc intemporels dans nos chansons.

 

Quel est le fait d’actualité qui vous le plus marqué ces derniers temps ?
Même si ça fait maintenant plus de 2 ans, on se sent obligé de parler des attentats du 13 novembre 2015.
Ce qui c’est passé ce soir là nous a profondément marqués. Ça a été une vraie attaque à la liberté de penser. La chanson “Same Way” sur l’EP parle du Bataclan. A vrai dire, ça a même eu un impact dans le choix du nom du groupe.

 

Un peu de pub pour d’autres artistes que vous appréciez :
The Psychotic Monks, Steeve Amber, Brune, Jessie Lee and the Alchemists…

 

Envie de dire quelque chose en particulier ?
Personne ne sculpte !

 

Un mot pour conclure :
Mhh… Rhododendron ?

Propos recueillis par Didier T., le 17 février 2018

NOBODY'S CULT

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